Personnalisation

Baptême et débaptême

16 septembre 2015 | | Temps de lecture 3 minutes

Donner un nom à son bateau est un acte important pour un nouveau propriétaire. C’est lui donner une personnalité, qui souvent lui correspond.

Comme vous l’avez peut-être déjà constaté dans le dernier magazine Lagoon(s), le monde marin est plein de superstitions et de croyances. Parmi elles, le baptême d’un bateau et, en cas de changement de nom, sa débaptisation. Ces 2 événements doivent respecter un certain rituel.

Le baptême
Tout baptême commence par le choix d’une marraine.
La cérémonie ne pouvant avoir lieu sans la présence d’un groupe d’amis, le propriétaire doit donc penser à inviter son entourage et prévoir assez de “vivres” pour passer un bon moment.

Une fois ces deux étapes franchies, la cérémonie peut débuter.
Elle doit commencer par un discours racontant la rencontre entre le bateau et ses nouveaux propriétaires, son histoire ainsi que les vœux adressés au voilier et à son équipage.
La marraine doit par la suite se munir d’une bouteille de champagne et la casser sur l’étrave du navire (il est aussi possible, selon les préférences du propriétaire, de l’attacher à l’étrave). Il est important que l’intégralité de la bouteille soit déversée.

Enfin, la cérémonie se clôture autour d’un verre afin de rendre hommage au dieu des mers et souhaiter bonne chance à l’équipage.

La débaptisation

Dans le cas d’une débaptisation, la cérémonie est tout à fait différente.
Lors du rachat d’un bateau, on peut choisir de modifier le nom de ce dernier. Cependant, selon les croyances, une malédiction peut alors s’abattre sur le bateau. Afin de ne pas déclencher la colère des dieux, il est indispensable de “tuer le macoui”, aussi appelé “serpent”, il s’agit autrement dit du sillage du bateau.

Tout d’abord, il faut sortir en mer en compagnie d’un navire ami.
Après quelques verres échangés en bonne compagnie, il faut “saouler le sillage” en versant la boisson préférée du propriétaire à l’arrière du bateau.

Le bateau ami devra alors couper à trois reprises le sillage au plus près du tableau arrière. Cet acte viendra alors tuer l’ancien “macoui”.
Le bateau étant débaptisé, il faudra le rebaptiser tout en remerciant Neptune en lui versant quelques verres coté tribord.

Il est important de faire disparaître toutes traces de l’ancien nom que ce soit sur les papiers du navire, sur les cartes, les bouées…

Côté réglementation, c’est un peu moins compliqué en ce qui concerne le nom. Seules les deux restrictions suivantes sont à respecter:
• Le nom ne doit pas se confondre avec le signal de détresse “MAYDAY”.
• Il ne doit pas non plus porter atteinte à l’ordre public ou à la morale (injures, racisme, sexisme).

Attention, la réglementation et les formalités administratives peuvent être différentes selon les pays. Il est donc nécessaire de se rapprocher des affaires maritimes du pays d’origine du bateau.

Anne